Sa Majesté Ibrahim Mbombo NJOYA
Sultan des Bamouns. Membre du Bureau Politique du RDPC. Ancien Ministre de la République
Constitution: La voix du Sultan des Bamouns
Source: J. F. B (Mutations)
Ibrahim Mbombo Njoya s’insurge contre l’idée de la révision du seul article 6 et penche pour un toilettage de la loi fondamentale.
Sa position était très attendue, après la sortie des élites du département du Noun qui, sous la conduite du secrétaire d’Etat aux Transports Oumarou Mefiro, se sont prononcées pour la modification de l’article 6 alinéa 2 de la loi fondamentale visant à faire sauter le verrou sur la limitation des mandats présidentiels. Une position que semble ne pas partager entièrement Ibrahim Mbombo Njoya, sultan roi des Bamouns et non moins membre du bureau politique du Rdpc le parti au pouvoir. Dans une déclaration à Foumban le 28 novembre dernier, celui qui se félicite d’avoir eu " l’honneur et l’amitié du chef de l’Etat pour faire partie de la Commission constitutionnelle qui a accouché cette constitution " apporte son point de vue sur les grands traits de la communication du président Paul Biya lors de sa sortie sur France 24 le 30 octobre dernier.
Sur le volet lié à la révision constitutionnelle, Ibrahim Mbombo Njoya bien que s’estimant " mal placé " pour donner son point de vue sur les différentes motions, trouve néanmoins " injustifiable et malsain " que l’on choisisse " un article particulier pour en faire une affaire d’Etat ", même s’il estime qu’en démocratie, " chacun est libre d’exprimer ses opinions ". Il ne trouve toutefois aucun inconvénient à ce que l’"on parle aujourd’hui du toilettage de la constitution qui certainement a pris un coup de vieux ". Lui qui " trouve que parler de (la) succession (du chef de l’Etat) serait malsain parce que dans les traditions africaines, on ne parle pas de la succession d’une personne qui est encore vivante".