Le président de l’Udc s’est dit favorable à une modification de la constitution et même à la non limitation des mandats pourvu que le président sortant prenne un engagement : “Au-delà des textes, il y a une morale politique, et il faut la morale en politique. Dans la situation actuelle du Cameroun, la révision de l’article 6 alinéa 2 demandée par certains militants du parti au pouvoir peut répondre à la morale politique si une telle révision n’est pas intéressée. Si le principal intéressé prend l’engagement solennel de ne pas être candidat en 2011 et si tous les partenaires parties prenantes sont mobilisés pour la révision de la Constitution qui est l’affaire de tous les Camerounais”, a laissé entendre Adamou Ndam Njoya, président nationale de l’Union démocratique du Cameroun (Udc), le vendredi 14 mars, au cours de la conférence de presse qu’il a donné au siège de son parti, à Yaoundé.
Sur la révision proprement dite, l’Udc propose dans son préambule, de “ placer le Cameroun sous la protection de Dieu pour répondre à la profonde nature de croyants que sont les Camerounais comme tout Africain, et ainsi faire vivre les profondes sources des valeurs que sont les religions (…) Parler des intégrations et du respect des héritages traditionnels au lieu des minorités et des autochtones ; les termes minorités et autochtones préparent le terrain aux sécessionnistes (…) parler de l’affirmation de la femme dans ses droits de citoyenne et non des faveurs qu’on va lui accorder en la mettant au niveau des jeunes et des handicapés. ”
Sur l’agencement des titres de la constitution, l’Union démocratique du Cameroun place le Législatif avant le président de la République. Ainsi on aura : le Législatif ; l’Exécutif, le Judiciaire ; du rapport entre le Législatif et l’Exécutif (…)
Dans les propositions de l’Udc, le programme de gouvernement doit naître de l’élection des membres du parlement. Ce qui signifie que le Premier ministre, chef du gouvernement, sera issu du parti ou de la coalition de partis ayant gagné les élections législatives. Pour Adamou Ndam Njoya, de telles dispositions permettront de s’éloigner des actions menant à la confiscation du pouvoir. “Ainsi, dit-il, on sera dans la situation où le problème ne se posera pas si un parti autre que celui du président de la République gagne les élections avec une politique générale qui n’est pas celle définie par le président de la République.”
En plus de la constitution, l’Udc compte déposer ses avant projets de proposition de loi à la chambre. Il y a notamment celui portant amendement de la loi créant Elections Cameroon. Il s’agit, selon Adamou Ndam Njoya, d’introduire des aspects qu’il croit oubliés, notamment un article portant sur le financement de la campagne électorale. Une proposition qui avait déjà été faite par l’Udc, mais fut rejetée à la plénière à la 7e législature au motif qu’elle sera introduite dans un texte de loi en préparation, et qui ne se retrouve pas dans la loi créant Elecam. L’autre texte de l’Udc porte sur le code de la famille.















