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Yaoundé, 30 juillet 2010
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Analyse des changements
La fonction présidentielle limitée à deux mandats, quelles conséquences sur l’Afrique ?
02/06/2008 [11 Commentaires]
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Source: Appolinaire Noël KOULAMA (Correspondance particulière)

Voici  un texte, portant éclaircissement, sensibilisation et conscientisation des africains, sur la critique des comportements des dirigeants africains, sur la fonction présidentielle à vie.

Et nous avons voulu, mettre, rapidement à votre disposition ce texte. Afin qu’il corresponde à l’ensemble du monde francophone, nous avons pris le soin de le retoucher, pour nous permettre de l’adapter au contexte africain. Que diront maintenant nos dictateurs africains endurcis qui prenaient récemment exemple sur la France pour tenter de justifier leurs projets de modification de la Constitution qui limite le nombre de mandats présidentiels à 2. (Cf. interview de SASSOU dans J.A, Les membres du RDPC parti au pouvoir au Cameroun, RFI ) ?

Feront-il encore une fois à l’opposé à la France comme certains qui avaient augmenter le mandat présidentiel à sept ans, parce qu’en France, il était de sept ans. Depuis quelques années, le mandat présidentiel français est passé à cinq ans, vont-ils décider de suivre la France pour cinq ans, comme ils l’avaient suivis pour sept ans ? That is a question ! En prenant exemple sur la France, il faut se rappeler que la France avait, finalement, choisi d’abandonner le septennat jugé trop long pour passer au quinquennat afin de mieux jouer le jeu de la démocratie en permettant une alternance plus rapide ?

Et l’Afrique ?

Ah ! Pauvre Afrique. Les chefs d’état au pouvoir, ne veulent pas voir quelqu’un d’autre qu’eux et leurs familles gérer la manne des économies de rente, alors ils s’accrochent au pouvoir. Mais malheureusement pour eux, ils ne pourront jamais repousser la date de leurs morts qui les enverront directement en enfer où l’attendent impatiemment Lucifer et les autres pour le plus grand bonheur des africains. Eh ! oui, ainsi va la vie. Toute chose a une vie et on a beau en repousser l’échéance, cela ne changera rien.

Le Président Abdou DIOUF, alors qu’il était candidat à sa propre succession, avait modifié à son époque, la constitution sénégalaise, pour la faire passer de 5 ans à 7 ans comme en France qui était son exemple pour remplir complètement une mission présidentielle. Dans la même logique que le Président Abdou DIOUF, le Dictateur Sassou N’Guesso, après le succès de son coup d’état, il décida de prolonger la durée de mandat à 7 ans au lieu de 5 ans tel que le prévoyait la constitution consensuelle de la Conférence Nationale Souveraine de 1992, toujours en prenant exemple sur la France.

Le Président Paul BIYA du Cameroun vient de lever, unilatéralement, l’ambiguïté sur la possible modification de la constitution, modification qui a été opérée avec l’aide de son assemblée croupion à sa botte. Le Président congolais Sassou N’Guesso, lors de son interview sur « Jeune Afrique » affirme que : « la limitation du mandat présidentiel, n’est pas conforme à la démocratie, un Président doit rester au pouvoir, aussi longtemps que le peuple le voudra ». Les Présidents Omar Bongo du Gabon, Idriss Deby du Tchad, Bozizé de Centrafrique, sont tous sur la même longueur d’onde. (…)

Rappelons-nous :

· La diminution sur la durée du mandat présidentiel et de sa limitation, permet au peuple souverain de faire vivre la démocratie, afin que soit détecté des nouvelles compétences capables de conduire la destinée du pays
· Une durée longue du pouvoir use le pouvoir, le pouvoir devient monarchique, éloigné de la réalité ou des besoins nécessaires pour le pays, et au bout compromet au développement de nos pays. Et l’Afrique a vécu ce cas, depuis les indépendances, on n’a pas donné la chance aux nouvelles compétences méritantes pour notre destinée.

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Commentaires
martial baby   [Cameroun - yaoundé] 26/06/2008 - 12:40
Pour moi l'alternance au pouvoir reste un pilier fort pour le décolage de la démocratie en Afrique et même j'irais plus lion du developpement tant recherché On va rechercher tres loin ce qui est sous nos yeux. L'Afrique a longtemps payé pour cet erreur depuis les indépendances jusqu'a nos jours. Avec une sous region aussi riche que la notre je pense pour ma part que l'homme qu'il faut a la place qu'il faut sera le veritable declic du developpement certain de notre sous region.
eric otabela   [Cameroun - Garoua] 23/06/2008 - 13:37
Moi, je pense qu'au de trop s'attarder sur le fait que Biya voudrait rester au pouvoir, nous devons d'abord comprendre que ce dernier n'a pas la notion du temps. fait quoi, l'homme est toujours appelé à mourrir. Secundo, est-ce que la révision constitutionnelle implique automatiquement qu'il va se représenter en 2011? et enfin, nous devrions plutot demeander à ce que la présidence soit accessible, non pas aux personnes agées de 35 ans, mais nà tout le monde, sans exception d'age, ou à défaut limité aussi l'age des personnes retraitées, par excemple ne plus être candidat à 65 ans. là nous serons enn démocratie. et il faudrait que l'opposition puisse aussi s'organiser pour pouvoir renverser le pouvoir en place, par la voie des urnes. car trop de désordres engendre le désordre.
Serge Tsala   [France - Rennes] 10/06/2008 - 18:56
Il est clair que si un pays veut progresser, il faut une rotation au poste de PR. Si quelqu'un n'a pu rien faire depuis plus de 20 ans, il serait injuste de lui ajouter même un jour de pouvoir. Les PR africains ne comprennent pas que le pays ne se construit pas avec les mêmes idées. Faut-il suivre la France à 5 ans? Je pense que c'est un peu trop court pour un nouveau PR car l'Afrique a besoin de projets de construction. Je pense que la Cameroun doit avoir à la tête de chaque province des Conseillers Provinciaux qui doivent être élus à la place du poste de Gouverneur qui est nommé. Ici en France, ce sont ces Conseillers Régionaux qui interviennent dans tous les domaines ( Education, emplois et formation des jeunes, construction des routes et des HLM...) le travail manuel est la clé du developpement. Il faut créer des emplois chez nous dans la réalisation des grands travaux ceci dans toutes les provinces. l'amenagement des espaces verts et l'informatique restent des secteurs aussi importants. Le peuple doit être informé tous les jours sur les progrès d'aménagement du territoire. Que les dirigeants cessent de cacher les informations au peuple: dire la vérité est la clé du progèrs
Jacques rousseau KOUAKAM   [Cameroun - NKONGSAMBA] 07/06/2008 - 12:20
Le processus de démocratisation en Afrique avance en dents de scie dans la mesure où les décideurs africains ont du mal à passer la main par une alternance fiable et légitime, via une limitation de la fonction présidentielle à deux mandats comme aux Etats-Unis, en France, la liste n’est pas exhaustive. Cette limite de la fonction présidentielle est au centre de nos préoccupations en Afrique parce que le mandat prolongé des uns et des autres se solde toujours par un résultat négatif qui laisse à désirer, plongeant ainsi la population dans une misère ambiante. Le passage du mandat de la fonction présidentielle de cinq à sept ans est monnaie courante chez nous et ces présidents africains se justifient par des raisons qui ne tiennent pas débout ; notamment HE ABDOULAYE WADE au Sénégal est passé de cinq à sept ans sous prétexte que cinq ans est insuffisant pour remplir pleinement sa fonction présidentielle. HE PAUL BIYA au Cameroun a tout simplement modifié l’article 6.2 de la loi fondamentale portant modification de la durée du mandat présidentielle et ce n’est qu’en 2011 que les camerounais assisterons à une nouvelle limitation du mandat présidentielle,si alternance politique ou pas ; qu’a cela ne tienne les camerounais feront mieux de voter massivement le candidat BIYA en 2011 car je suis PRO-BIYAISTE. aux autres chefs d’Etat je dis « CHERS ANCETRES LA REVISION CONSTITUTIONNELLE N’EST PAS FONCIEREMENT MAUVAISE MAIS ARRETE DE VOUS ATTARDER SUR UN SEUL ARTICLE, ENOUGH IS ENOUGH. » Le pouvoir ne fait pas de vous des omnipotents, il faut savoir quitter le public avant que le public ne vous quitte. Comme l’a si bien dit ANK dans son article, « …malheureusement vous ne saurez repousser la date de votre mort pour rester éternellement au pouvoir… » en bon entendeur, salut messieurs.
Anomyme   07/06/2008 - 12:19
Le processus de démocratisation en Afrique avance en dents de scie dans la mesure où les décideurs africains ont du mal à passer la main par une alternance fiable et légitime, via une limitation de la fonction présidentielle à deux mandats comme aux Etats-Unis, en France, la liste n’est pas exhaustive. Cette limite de la fonction présidentielle est au centre de nos préoccupations en Afrique parce que le mandat prolongé des uns et des autres se solde toujours par un résultat négatif qui laisse à désirer, plongeant ainsi la population dans une misère ambiante. Le passage du mandat de la fonction présidentielle de cinq à sept ans est monnaie courante chez nous et ces présidents africains se justifient par des raisons qui ne tiennent pas débout ; notamment HE ABDOULAYE WADE au Sénégal est passé de cinq à sept ans sous prétexte que cinq ans est insuffisant pour remplir pleinement sa fonction présidentielle. HE PAUL BIYA au Cameroun a tout simplement modifié l’article 6.2 de la loi fondamentale portant modification de la durée du mandat présidentielle et ce n’est qu’en 2011 que les camerounais assisterons à une nouvelle limitation du mandat présidentielle,si alternance politique ou pas ; qu’a cela ne tienne les camerounais feront mieux de voter massivement le candidat BIYA en 2011 car je suis PRO-BIYAISTE. aux autres chefs d’Etat je dis « CHERS ANCETRES LA REVISION CONSTITUTIONNELLE N’EST PAS FONCIEREMENT MAUVAISE MAIS ARRETE DE VOUS ATTARDER SUR UN SEUL ARTICLE DE LA LOI CONSTITUTIONNELLE, ENOUGH IS ENOUGH. » Le pouvoir ne fait pas de vous des omnipotents, il faut savoir quitter le public avant que le public ne vous quitte. Comme l’a si bien dit ANK dans son article, « …malheureusement vous ne saurez repousser la date de votre mort pour rester éternellement au pouvoir… » en bon entendeur, salut messieurs.
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