Analyse des changements
En France, le conseil des ministres vient d’approuver un projet de réforme de la Constitution française qui prévoit notamment de limiter à deux, le nombre de mandats consécutifs du président de la République.
L’affaire a fait l’objet du grand titre d’ouverture du journal télévisé de 20h, le 23 avril 2008 sur France 2. Selon l’entourage de Nicolas Sarkozy, c’est sur la « demande expresse » de ce dernier que le texte a été mis en forme. Après avoir été adopté en conseil de ministres, le projet de loi de réforme de la Constitution française qui prévoit notamment de limiter à deux le nombre de mandats consécutifs du président de la République sera débattu au parlement à partir du 20 mai 2008.
Il est aussi question de fixer par une loi organique un nombre maximum de ministres. C’est ainsi que le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a estimé que ce projet de révision était « la plus grande réforme de la Ve République depuis 1958 ». Pour être plus explicite, « le président de la République a indiqué que cette réforme était la traduction de ce qu’il avait appelé lors de la campagne électorale présidentielle, à savoir une démocratie exemplaire », indique-t-il.
Les proches du chef de l’Etat français affirment que ce projet rééquilibre les institutions françaises « dans un sens favorable au Parlement » et « répond à toutes les critiques formulées par l’opposition contre les institutions depuis des années ». Une manière de préparer le débat parlementaire qui va s’ouvrir à ce propos dès le 20 mai. Il faut noter que l’adoption de ce texte se fera par le l’Assemblée nationale et le Sénat français réunis en congrès. Et pour cela, les trois cinquièmes des suffrages exprimés sont requis.
Pour moderniser leur loi fondamentale, le gouvernement français a puisé largement dans les propositions du comité chargé de réfléchir à cette réforme sous la présidence de l’ancien Premier ministre Edouard Balladur. Comme innovation de la réforme, le chef de l’Etat français pourra désormais pouvoir s’adresser directement au Parlement. Ce qui pour l’instant n’était pas le cas.
Ce projet de réforme de la Constitution française initié par Nicolas Sarkozy peut apparaître comme « une leçon de modernisation de la Constitution » adressée à Paul Biya. Qui vient de faire lever les verrous de la limitation des mandats présidentiels dans la Constitution du Cameroun. On se souvient que les hiérarques du parti au pouvoir avaient justement pris entre autre l’exemple de la France qui, dans sa loi fondamentale, ne pratiquait plus la limitation des mandats. Voilà qu’aujourd’hui, Nicolas Sarkozy, son gouvernement et (certainement) le parlement français annoncent le contraire des choses. Les dirigeants du Cameroun qui, au fil des ans semblent ainsi pratiquer « le suivisme français » vont-ils revenir en arrière ?
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Il est aussi question de fixer par une loi organique un nombre maximum de ministres. C’est ainsi que le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a estimé que ce projet de révision était « la plus grande réforme de la Ve République depuis 1958 ». Pour être plus explicite, « le président de la République a indiqué que cette réforme était la traduction de ce qu’il avait appelé lors de la campagne électorale présidentielle, à savoir une démocratie exemplaire », indique-t-il.Les proches du chef de l’Etat français affirment que ce projet rééquilibre les institutions françaises « dans un sens favorable au Parlement » et « répond à toutes les critiques formulées par l’opposition contre les institutions depuis des années ». Une manière de préparer le débat parlementaire qui va s’ouvrir à ce propos dès le 20 mai. Il faut noter que l’adoption de ce texte se fera par le l’Assemblée nationale et le Sénat français réunis en congrès. Et pour cela, les trois cinquièmes des suffrages exprimés sont requis.
Pour moderniser leur loi fondamentale, le gouvernement français a puisé largement dans les propositions du comité chargé de réfléchir à cette réforme sous la présidence de l’ancien Premier ministre Edouard Balladur. Comme innovation de la réforme, le chef de l’Etat français pourra désormais pouvoir s’adresser directement au Parlement. Ce qui pour l’instant n’était pas le cas.
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