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Yaoundé, 30 juillet 2010
Parliamentary privilege, proxies and hate politics
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Cameroun Constitution

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Après la révision constitutionnelle...
Monatélé : Les jeunes du Rdpc à l’école de la révision constitutionnelle
18/04/2008
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Source: Lindovi Ndjio (Stagiaire) (Mutations)

 Un séminaire d’information et de formation des cadres de ce parti s’est tenu dans le chef lieu de la Lékié

La révision constitutionnelle n’aura pas échappé au séminaire d’information et de formation des responsables des sous-sections de l’Organisation des jeunes du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Ojrdpc) de la circonscription de Lékié ouest qui s’est tenu samedi dernier à Monatélé. Un exposé y a été consacré. Et de par " l’importance du sujet " tel que relevé par Daniel Awono, le modérateur de séance, Urbain Ayissi Zomo, le président de la section Rdpc de la Lékié Ouest a cru devoir faire appel à une " spécialiste " de la question, Marie France Ebe, étudiante en droit privé fondamental, pour éclairer la lanterne de ses camarades.

En rappelant à ses camarades que " la constitution du Cameroun a déjà été modifiée 12 fois depuis l’indépendance du Cameroun", la présidente du comité de base Ojrdpc de Kondengui 4 à Yaoundé s’est efforcée d’expliquer à ses camarades que " la révision constitutionnelle en soi n’est pas une remise en cause totale de la loi fondamentale, mais une remise en question de ses aspects désuets ".

Dans un monologue, l’"experte" s’est efforcée d’éplucher les différents aspects de la loi du 18 janvier 1996 qui, vu du Rdpc, " ne favorise pas toujours l’avancée démocratique au Cameroun ". Invoquant " le principe du droit à l’autodétermination tel que édicté par les Nations Unies ", elle affirme que " désormais le peuple camerounais aura la possibilité d’accorder sa confiance à celui qu’il estimera à même de mieux conduire sa destinée ". Quant à la question sur l’immunité du président, la " spécialiste " parle plutôt de " la possibilité pour la Haute cour de justice de juger le président en cas de haute trahison ". Ce dernier aspect qui pour elle est " tout manquement à un devoir en vue de l’épanouissement du peuple ". Des " enseignements " que les participants ont écouté sans mot dire.

Concernant la vacance du pouvoir, au-delà du fait que " tout homme est mortel ", Marie France Ebe soutient qu’"il peut arriver que le chef de l’Etat lui-même décide de se retirer ". Alors, elle évoque " les difficultés financières et l’acheminement du matériel électoral " pour justifier " l’impossibilité d’organiser des élections en 40 jours au Cameroun ". D’ailleurs, à son avis, " croire que la révision constitutionnelle n’est profitable qu’au président Paul Biya c’est faire montre d’une étroitesse d’esprit ", a-t-elle conclu.

Le séminaire des jeunes du parti au pouvoir faisait suite à ceux des sections Rdpc et Ofrdpc tenus la veille dans le chef lieu du département de la Lékié. Et à entendre parler le président de la section Ojrdpc locale, " la Lékié ne doit pas être à la traîne du mouvement politique au sein du parti, encore moins au sein de l’Ojrdpc ". On se souvient que c’est cette même localité qui avait inauguré le 6 novembre 2007, les appels à modifier la loi fondamentale.

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