Comment comprendre que ces députés en viennent aujourd'hui à demander la révision de cette constitution alors que celle-ci n'a pas reçu son entière application, plaçant le pays, chose rare dans l'histoire des institutions, sous le règne de deux constitutions;
Comment comprendre que des leaders de l'opposition dont les partis sont représentés à l'assemblée nationale emboîtent tout le temps le pas à la démarche d'un chef de l'Etat qu'ils disent combattre en tombant chaque fois dans son panneau comme si leurs partis n'avaient pas de programmes politiques dont ils devraient s'employer à chercher des voies et moyens pour leur mise en application?
Sans être donneur de leçon, il serait peut-être urgent que nous intégrions dans notre culture politique le fait que le peuple n'appartient à personne et qu'avant de faire appel à lui, il faut encore que la classe politique expose ses vues et ses choix au grand jour, qu'elle se montre engagée, déterminée et conséquent, sans varier au gré de sordides intérêts.
Les problèmes qui préoccupent les camerounais d'aujourd'hui comme ceux de demain sont nombreux, pèle mêle :
= Pouvoir d'achat
= Plein emploi
= Santé pour tous
= Désenclavement de notre arrière pays
= Sanction des écarts de comportements de ceux qui sont chargés de gérer les biens du pays
= Transparence sur les instruments financiers et publication par leurs institutions de la valeur de leurs actifs
= Et j'en passe !
La réforme des institutions ne s'impose comme une urgence que lorsque le pays est bloqué, les institutions en place ayant montré leurs limites. Ceci n'est pas le cas actuellement au Cameroun, puisque ces institutions que le peuple s'est donné par son assemblée nationale ne sont même pas mises en place, et si cela n'offusque pas nos parlementaires au premier rang desquels, on trouve ceux qui font appels à la refonte de la constitution, le peuple lui, ne se sent pas concerné dans cette bataille où l'on ne fait appel à lui que comme un faire valoir. Il a faim, soif de la justice, besoin de se loger, en quête de pouvoir d'achat pour assouvir ses besoins primaires. Que sais-je encore ? De quoi lui parlent les présomptueux acteurs politiques ?
- Gaston KOMBA: Révision constitutionnelle: «L’essentiel est de préserver les fondations»
- René SADI: «La révision de la Constitution est enjeux majeur»
- Maïgari BELLO BOUBA: Révision constitutionnelle: Le oui mais… de l`UNDP
- Marcel-Duclos EFOUDEBE: Qui arrêtera le soldat Biya ?
- Paul ATANGA NJI: «The modification is for general interest»
- Antar GASSAGAY: «La révision constitutionnelle est la bienvenue»



















