Je ne peux pas répondre par l’affirmative, parce que d’abord 25 ans après, la population du Cameroun a pratiquement doublé. Et la crise économique que le pays a traversée et pour laquelle la plupart des compatriotes ont payé un lourd tribu, a entraîné une grande paupérisation des masses. Le Chef de l’Etat l’a d’ailleurs reconnu dans son message de fin d’année et à la veille des élections de juillet dernier. C’est lui qui a affirmé qu’il était grand temps pour que les Camerounais commencent à tirer les bénéfices des nombreux efforts consentis pour sortir de la crise économique à la quelle ils ont été confrontés depuis bientôt quinze ans. Pour cela, les Camerounais doivent encore redoubler d’ardeur au travail. Il est donc nécessaire qu’on mette par exemple fin aux pratiques telles que les détournements des deniers publics, la corruption, les fraudes douanières et fiscales, qui sont des phénomènes qui perdurent et qui handicapent sérieusement la bonne évolution de notre économie.
Que reste-t-il à faire au président Paul Biya pour apporter la prospérité au peuple camerounais ?
Pour lancer une croissance forte, il y a un certain nombre de conditions qu’il faut satisfaire. Il y a une série de mécanismes, avec comme préalable, l’élaboration d’une politique économique, qui doit favoriser la production et la création des richesses ; et qui doit privilégier bien entendu tous les secteurs susceptibles de booster l’activité économique.
Pour cela, les fondamentaux consistent à attirer les capitaux nationaux et internationaux, promouvoir l’investissement dans les secteurs structurants qui peuvent non seulement entraîner une demande forte, mais, aussi qui peuvent permettre de créer une richesse plus importante. Ce sont ces éléments qui vont permettre de créer la prospérité. Et pour cela, récemment encore, j’ai cru entendre qu’il y avait une commission au ministère de l’Economie et de la Planification, qui réfléchissait sur une nouvelle politique économique dans un horizon de 10 à 15 ans, et dont la mission est de donner plus de visibilité aux actions à mener, sur les moyens à mettre en œuvre, les ressources à mobiliser, ainsi que leur affectation. Parce que l’affectation des ressources mobilisées est déterminante pour l’amélioration du cadre macro économique. L’amélioration de ce cadre macro économique créé automatiquement un influx qui permet non seulement d’attirer des capitaux, mais aussi les ressources financières pour les affecter dans des secteurs qui eux-mêmes sont susceptibles de générer des activités, des emplois, et une richesse beaucoup plus importante.
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