Issa Tchiroma BAKARY
Président du Front pour le Salut National du Cameroun(FSNC)
«n’est pas le genre qu’on achète»
Source: Aimé-Francis AMOUGOU (Cameroon Tribune)
En fait, ce qui ne va pas, selon Issa Tchiroma, ce sont certaines dispositions de la Constitution. C’est le cas de l’article 6, alinéa 2, sur la limitation des mandats à la tête de l’Etat et sur le délai imparti pour organiser une élection présidentielle après le constat de la vacance de pouvoir. « 45 jours, c’est bien peu, voire quasi impossible », a-t-il affirmé, présentant « cette évidence » comme une autre argument majeur. « Tout le monde sait cette impossibilité. Pour moi, si personne ne réagit, c’est une anomalie », a-t-il ajouté, avant de poursuivre en disant que « le nom de celui qui est au pouvoir importe peu, par rapport à la teneur des arguments avancés et que lorsque vous êtes dans un bateau qui chavire, que vous aimiez le capitaine ou pas, il est souhaitable que vous lui apportiez votre secours pour éloigner le navire des récifs ». Cet appui, le Fsnc va l’apporter aux institutions républicaines pour faire triompher la cause. Car, a insisté son président national, « on ne modifie pas une Constitution chaque jour, mais la nôtre a un pressant besoin d’être enrichie et améliorée pour garantir un avenir toujours meilleur au Cameroun ». Descendre dans la rue, manifester bruyamment. Ce mode opératoire, selon le conférencier est connu et « il n’a rien changé », a-t-il dit, en guise de conclusion, réaffirmant, à plusieurs reprises, que, lui, Issa Tchiroma Bakary, « n’est pas le genre qu’on achète ».
Articles de la rubrique: Enjeux de la révision constitutionnelle amorcée