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Yaoundé, 08 septembre 2010
La fonction présidentielle limitée à deux mandats, quelles conséquences sur l’Afrique ?
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Cameroun Constitution

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Dr. James Onobiono
PDG SITABAC. Membre du Comité Central du RDPC. Diplômé de Mathématiques Appliquées
"J’avoue que pour moi c’est un faux problème..."
06/11/2007
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Source: Alain Mbôh à Mbeck (Le Clairon du Mbam)
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Le président Paul Biya célèbre ce 06 novembre, son 25ème anniversaire à la magistrature suprême. En cette circonstance exceptionnelle, Le Clairon du Mbam a choisi d’ausculter le Cameroun du Renouveau national : principalement sur les plans politique, économique et social. A notre demande, le Dr James ONOBIONO, Président-Directeur Général de la SITABAC, Membre du Comité central du Rdpc, a accepté de remettre sa blouse blanche d’enseignant pour cet exercice délicat. Voici, le bulletin de santé qu’il dresse et la thérapeutique qu’il propose à travers cette grande Interview.

Le Clairon du Mbam : Comment se présente le Cameroun, 25 ans après l’avènement du Renouveau national ?

Dr James ONOBIONO : Je voudrais donner mon point de vue sur les plans politique et économique. D’abord sur le plan politique, je pense que 25 ans après l’avènement du Renouveau, le Cameroun a fait des progrès notables. En 1982, il y avait un parti unique, les libertés fondamentales étaient inexistantes pour la plupart, puisqu’il y avait des lois d’exception. 25 ans plus tard, l’on peut aisément constater que le processus démocratique a connu des avancées très significatives, malgré quelques problèmes observés.

Il y a eu une floraison d’organes de presse, et de médias audio visuels ; la liberté d’expression est aujourd’hui une réalité. Les Camerounais sont nombreux à le reconnaître lors des émissions à la radio ou à la télévision. On peut également constater une grande ouverture démocratique à travers des élections libres et généralement supervisées par les observateurs internationaux neutres, même si on peut relever certains dysfonctionnements, dans l’organisation matérielle, ceci pouvant limiter l’expression démocratique de certaines élections. Mais je dis que la démocratie est un processus. Les choses vont en s’améliorant.

A cela, on peut ajouter la paix sociale et la stabilité qui ont été sauvegardées pendant ces 25 dernières années.

Sur le plan économique, la crise économique a sérieusement frappé le Cameroun, ainsi que plusieurs autres pays du continent. Cette situation difficile a été aggravée par des interventions « non avisées » de la Banque Mondiale et du FMI, et bien entendu par nos propres turpitudes, car nous n’avons pas été à mesure d’opposer à ces conseillers qui ne sont pas des payeurs, des arguments suffisamment pertinents pour que nous soyons maîtres de notre propre destinée. Conséquence, il y a un certain nombre de décisions malheureuses qui ont été prises, pratiquement sous la contrainte. Les conséquences aujourd’hui, sont très lourdes.

Pour illustrer cela, je peux citer l’exemple de l’énergie, avec la privatisation de la SONEL. Celle-ci a montré non seulement ses limites, mais aussi a généré des effets pervers à la fois sur l’activité économique, et sur l’activité des industries et des ménages.
Pouvait-on faire autrement ? je pense que oui ! On aurait abordé les choses avec méthode ; les résultats auraient été meilleurs.

Aujourd’hui, le challenge du Président de la République et du gouvernement est de relancer la croissance, et de la relancer fortement, afin de pouvoir mettre en valeur, non seulement nos richesses du sous-sol et du sol, mais aussi les intelligences que renferme le Cameroun dans tous les secteurs.

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