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Ministre de la République, membre du parti au pouvoir et universitaire… Quelle est l’analyse que vous inspire le débat actuel sur la révision constitutionnelle ?
La révision constitutionnelle est évoquée à un moment crucial de l’histoire économique du pays. Le Cameroun a entamé depuis quelque temps un redressement économique certain. Et au moment où on est entrain de terminer une phase de programme économique pour atteindre une autre, le problème de la révision constitutionnelle se pose. La première crainte que l’observateur peut avoir, c’est celle qui consiste à penser que les désordres sociaux récemment vécus ont fait mal. Ils ont contribué de nouveau à fragiliser les fondements d’une économie qui est entrain de se relever et compromettre à la longue les nouveaux programmes économiques que le Cameroun a engagés sous la houlette des bailleurs de fonds. Tout cela n’est pas pour rendre le climat serein.
Et le président de la République, élu de la nation tout entière, qui suit en permanence les pulsations de son peuple, essaie à chaque fois d’anticiper comme il l’a fait vendredi dernier en prenant des mesures vigoureuses contre la vie chère. Des mesures que nous pouvons considérer comme des décisions fortes pour sauvegarder l’économie familiale, l’économie des ménages, des mesures de sauvegarde du bien-être des Camerounais avec la revalorisation des salaires, la suspension des taxes douanières pour les denrées de première nécessité, etc. Ce que le citoyen ordinaire ignore c’est que cela suppose un corollaire douloureux sur le plan de la stabilité, des paramètres et des facteurs de la croissance. Tout cela contribue à avoir, comme l’adage populaire le dit, un verre sur une main et un plat cassable sur l’autre. C’est à dire d’un côté on voit le bien être des populations et de l’autre côté on voit une fragilisation de l’économie qui dans ses projections avait déjà compté sur un nombre de choses qu’il faille abandonner tout d’un coup, parce que l’intérêt des populations est là et est primordial pour le chef de l’Etat. [1] 2 ![]() |
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