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Yaoundé, 10 September 2010
Constitutional Amendment Bolsters Dictatorship in Cameroon
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Cameroun Constitution

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Pr. Mathias Eric OWONA NGUINI
Pr. Mathias Eric OWONA NGUINI
Socio-Politiste, Enseignant de l'Université de Yaoundé II à Soa, Chercheur à la Fondation Paul Ango Ela.
Politologue
Révision constitutionnelle: La stratégie du RDPC dévoilée
05/12/2007 [9 Comments]
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Source: Pr. Mathias E. Owona Nguini (La Nouvelle Expression)
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Docilité

Les différentes coteries et confréries de pouvoir appartenant à la nomenclature et à la privilégiature gouvernantes sont soumises à des actes rituels de pouvoir destinés à vérifier inquisitorialement leur docilité (mais aussi leur servilité) par le moyen de la signature de motions et de pétitions valant comme certificats d’allégeance et serments de redevance qui seront utilisés pour garantir le processus de reconstitution et de reconsolidation d’une présidence absolue. Ce faisant, la soumission de ces élites gouvernantes au rituel politique présidentialiste comportant des actes sacrificateurs tels que l’immolation de la clause limitative des mandats présidentiels prévues à l’article 6.2 de la constitution du 18 janvier 1996, permet de confisquer symboliquement et psychiquement, leurs chances de présidentiables en tant que chances de puissance. Il s’agit alors de confirmer ces élites de pouvoir dans leur position vassalique ou quasi vassalique de seigneurs moyenâgeux accompagnant la carrière impériale et/ou perpétuelle du prince président avec l’accès aux offices et bénéfices gouvernants comme dépouilles d’Etat.

Les développements nouveaux de la campagne gouvernante pour la restauration de la présidence impériale, perpétuelle et personnelle, avec son endossement par le parti gouvernant Rdpc posé en parti d’Etat, montrent que cette mobilisation des puissances hégémoniques est bien partie du signal pavlovien lancé par Paul Biya à ses obligés et protégés politico-institutionnels ou politico-relationnels. En activant ainsi ses réseaux gouvernants, le président Paul Biya travaille à créer les conditions sociopolitiques et juridico-politiques de sa renaissance symbolique et pratique en tant que phénix gouvernant. Le chef du régime du Renouveau apparaît alors comme le grand machiniste politique qui ordonne et conduit la relance du manège présidentialiste perpétuel et sempiternel.

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Comments
Bertin   [obala] 29/03/2008 - 13:04
Le leader présidentiel et présidentialiste, qui s’impose aux barons gouvernants comme prince central inamovible et qui leur concède d’accentuer leurs manœuvres prédatrices pour faire main basse sur l’Etat afin de soigner de manière compensatrice leurs prétentions présidentielles frustrées et lésées, est lui-même pris dans la dynamique sclérosante sous-développante et inhibante du pouvoir perpétuel. Comme ses grands, moyens et petits barons gouvernants, le prince central est volontairement ou involontairement saisi par la mécanique d’indiscipline, d’indécence et d’indélicatesse d’une gouvernance étatique cannibalisant ses atouts et démultipliant ses travers ; une gouvernance hégémonique désaxée parce que balançant entre houphouêtisation finissante, mobilisation rampante et bourguibisation menaçante.
Wandji Maturin   [Cameroun - Yaoundé] 28/03/2008 - 19:57
C’est en constitutionnaliste, sans parti pris, que je voudrais, avec vous, apporter des éléments de réponse à cette question d’actualité aussi centrale que délicate. La réflexion s’inscrit dans un contexte singulier en Afrique, celui d’une d’un néo-constitutionnalisme libéral qui tend à succomber sous les coups de révisions régressives, parfois initiées peu après la promulgation de la Constitution, comme en République Démocratique du Congo à l'automne 2007. Un chef de l’Etat peut-il impunément faire changer par une représentation nationale complice l’œuvre du constituant des années 1990 et 2000 ? Des révisions sur-mesure peuvent-elles venir - ouvertement ou subrepticement - défaire sans limite la Constitution originelle, pour créer un sénat d’inspiration bonapartiste[1], supprimer le second tour de l’élection présidentielle[2], coupler les élections législatives et présidentielles[3], ou encore rétablir la possibilité d’être président à vie[4] ? Le juge constitutionnel est-il contraint d’avaliser des révisions rejetées par l’opposition, comme le Conseil Constitutionnel du Burkina Faso en 2005 ? Ces interrogations sont au cœur de l’actualité constitutionnelle africaine, une actualité largement méconnue et passablement déformée.
Tandong Mbappé   [Limbé] 28/03/2008 - 19:56
Certains opposants à la modification de l'article 6 alinéa 2 affirment qu'il faut absolument consulter le peuple par référendum pour modifier cette disposition de la Constitution. Pour ceux-là, parce que le RDPC dispose d'une « majorité écrasante », pour reprendre leur terminologie, à l'Assemblée nationale, celle-ci doit être exclue du processus de révision constitutionnelle.
Mbala Claude   [Cameroun] 25/03/2008 - 10:28
La Constitution du Cameroun est la loi suprême de la République du Cameroun. Le document se compose d'un préambule et de 13 parties, chacune divisée en articles. La Constitution définit les droits garantis aux citoyens camerounais, les symboles et les institutions officielles du pays, la structure et les fonctions du gouvernement, la procédure par laquelle la Constitution ne peut être modifiée, et le processus par lequel les dispositions de la Constitution doivent être mises en œuvre .
Anomyme   25/03/2008 - 10:17
La Constitution du Cameroun est la loi suprême de la République du Cameroun. Le document se compose d'un préambule et de 13 parties, chacune divisée en articles. La Constitution définit les droits garantis aux citoyens camerounais, les symboles et les institutions officielles du pays, la structure et les fonctions du gouvernement, la procédure par laquelle la Constitution ne peut être modifiée, et le processus par lequel les dispositions de la Constitution doivent être mises en œuvre .
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