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Yaoundé, 08 September 2010
Parliamentary privilege, proxies and hate politics
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Cameroun Constitution

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Pr. Mathias Eric OWONA NGUINI
Pr. Mathias Eric OWONA NGUINI
Socio-Politiste, Enseignant de l'Université de Yaoundé II à Soa, Chercheur à la Fondation Paul Ango Ela.
Politologue
Révision constitutionnelle: La stratégie du RDPC dévoilée
05/12/2007 [9 Comments]
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Source: Pr. Mathias E. Owona Nguini (La Nouvelle Expression)
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Une campagne politique de restauration d’une hyper présidence

Ça y est ! le 3 décembre 2007, l’administration centrale et principale du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti présidentiel et gouvernemental posé en parti d’Etat, a endossé officiellement les manœuvres politiques gouvernantes visant à modifier la constitution en vue de faire sauter le verrou anti-autocratique de la limitation des mandats présidentiels, verrou chargé de bloquer toute démarche despotique de gouvernement perpétuel. En avalisant les menées et visées de pouvoir des oligarques et hiérarchiques du régime déployés dans cette campagne gouvernante d’apologie politique et institutionnelle pour le pouvoir perpétuel, le Rdpc a bien montré qu’il était une machine politique unanimiste et oligopoliste tournée vers la neutralisation absolutiste de toute possibilité démocratique d’alternance à la tête de l’Etat.

Le secrétariat général du comité central a, par un communiqué politique opportunément publié, ainsi apposé la signature politique de l’Etat major central du Rdpc, signature venant authentifier les actes et textes opérés par l’encadrement supérieur et intermédiaire du parti d’Etat (hiérarques parlementaires, membres du gouvernement et assimilés, anciens directeurs généraux d’entreprises publiques, hommes d’affaires et autres entrepreneurs organiques). Ce faisant, l’appareil politique de parti qu’est le Rdpc a manifesté sa position centrale dans le façonnement du cérémonial politique théâtrocratique des motions de soutien en faveur du président Paul Biya et des appels à la modification de la constitution pour permettre au chef du régime de se présenter à nouveau comme candidat lors d’une élection présidentielle en 2011 ou avant, dès 2008 ou 2009. La véritable expression de transe collective qu’a été cette campagne mimétique de restauration gouvernante d’une présidence impériale posée en présidence perpétuelle et personnelle, a bien été dramatiquement et liturgiquement coordonnée par les grands barons du parti gouvernant posés en grands prêtres officiant dans le cadre de véritables rites et cultes de possession des élites gouvernantes par les fétiches du présidentialisme éternitaire et ce fétichisme de l’hyper-présidence immunitaire.

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Comments
Anomyme   25/03/2008 - 10:11
La Constitution du Cameroun est la loi suprême de la République du Cameroun. Le document se compose d'un préambule et de 13 parties, chacune divisée en articles. La Constitution définit les droits garantis aux citoyens camerounais, les symboles et les institutions officielles du pays, la structure et les fonctions du gouvernement, la procédure par laquelle la Constitution ne peut être modifiée, et le processus par lequel les dispositions de la Constitution doivent être mises en œuvre .
Taku John   [États-Unis - Boston] 20/03/2008 - 17:28
This reminder is definetely a good idea! Thanks.
Gaston Essomba   [États-Unis - Boston] 18/03/2008 - 15:35
Excellence Je vous remercie pour ce que vous avez fait et ce que vous n'avez pas fait. Je vous invite, je vous en supplie meme de ne pas vous representer a la presidentielle de 2011
Anomyme   17/03/2008 - 16:55
accession à la présidence, Paul Biya poussés par le biais d'une Constitution révisée en 1984. Ce document a changé le nom du pays à la République du Cameroun, redrew les lignes des provinces, et redéfini la ligne de succession à la présidence. La Constitution actuelle a été adoptée en 1996 en réponse aux pressions de groupes anglophones camerounais qui prônait un retour au système fédéral. Il accorde une plus grande autonomie aux provinces (rebaptisée régions) et mis en place un Sénat que la Chambre haute à l'Assemblée nationale. Néanmoins, aucune de ces dispositions n'a été appliquée.
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