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Yaoundé, 30 juillet 2010
Biya sur les traces de Mobutu
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Cameroun Constitution

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Pr. Mathias Eric OWONA NGUINI
Pr. Mathias Eric OWONA NGUINI
Socio-Politiste, Enseignant de l'Université de Yaoundé II à Soa, Chercheur à la Fondation Paul Ango Ela.
Politologue
Révision constitutionnelle: La stratégie du RDPC dévoilée
05/12/2007 [9 Commentaires]
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Source: Pr. Mathias E. Owona Nguini (La Nouvelle Expression)
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Une campagne politique de restauration d’une hyper présidence

Ça y est ! le 3 décembre 2007, l’administration centrale et principale du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti présidentiel et gouvernemental posé en parti d’Etat, a endossé officiellement les manœuvres politiques gouvernantes visant à modifier la constitution en vue de faire sauter le verrou anti-autocratique de la limitation des mandats présidentiels, verrou chargé de bloquer toute démarche despotique de gouvernement perpétuel. En avalisant les menées et visées de pouvoir des oligarques et hiérarchiques du régime déployés dans cette campagne gouvernante d’apologie politique et institutionnelle pour le pouvoir perpétuel, le Rdpc a bien montré qu’il était une machine politique unanimiste et oligopoliste tournée vers la neutralisation absolutiste de toute possibilité démocratique d’alternance à la tête de l’Etat.

Le secrétariat général du comité central a, par un communiqué politique opportunément publié, ainsi apposé la signature politique de l’Etat major central du Rdpc, signature venant authentifier les actes et textes opérés par l’encadrement supérieur et intermédiaire du parti d’Etat (hiérarques parlementaires, membres du gouvernement et assimilés, anciens directeurs généraux d’entreprises publiques, hommes d’affaires et autres entrepreneurs organiques). Ce faisant, l’appareil politique de parti qu’est le Rdpc a manifesté sa position centrale dans le façonnement du cérémonial politique théâtrocratique des motions de soutien en faveur du président Paul Biya et des appels à la modification de la constitution pour permettre au chef du régime de se présenter à nouveau comme candidat lors d’une élection présidentielle en 2011 ou avant, dès 2008 ou 2009. La véritable expression de transe collective qu’a été cette campagne mimétique de restauration gouvernante d’une présidence impériale posée en présidence perpétuelle et personnelle, a bien été dramatiquement et liturgiquement coordonnée par les grands barons du parti gouvernant posés en grands prêtres officiant dans le cadre de véritables rites et cultes de possession des élites gouvernantes par les fétiches du présidentialisme éternitaire et ce fétichisme de l’hyper-présidence immunitaire.

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Commentaires
Bertin   [obala] 29/03/2008 - 13:04
Le leader présidentiel et présidentialiste, qui s’impose aux barons gouvernants comme prince central inamovible et qui leur concède d’accentuer leurs manœuvres prédatrices pour faire main basse sur l’Etat afin de soigner de manière compensatrice leurs prétentions présidentielles frustrées et lésées, est lui-même pris dans la dynamique sclérosante sous-développante et inhibante du pouvoir perpétuel. Comme ses grands, moyens et petits barons gouvernants, le prince central est volontairement ou involontairement saisi par la mécanique d’indiscipline, d’indécence et d’indélicatesse d’une gouvernance étatique cannibalisant ses atouts et démultipliant ses travers ; une gouvernance hégémonique désaxée parce que balançant entre houphouêtisation finissante, mobilisation rampante et bourguibisation menaçante.
Wandji Maturin   [Cameroun - Yaoundé] 28/03/2008 - 19:57
C’est en constitutionnaliste, sans parti pris, que je voudrais, avec vous, apporter des éléments de réponse à cette question d’actualité aussi centrale que délicate. La réflexion s’inscrit dans un contexte singulier en Afrique, celui d’une d’un néo-constitutionnalisme libéral qui tend à succomber sous les coups de révisions régressives, parfois initiées peu après la promulgation de la Constitution, comme en République Démocratique du Congo à l'automne 2007. Un chef de l’Etat peut-il impunément faire changer par une représentation nationale complice l’œuvre du constituant des années 1990 et 2000 ? Des révisions sur-mesure peuvent-elles venir - ouvertement ou subrepticement - défaire sans limite la Constitution originelle, pour créer un sénat d’inspiration bonapartiste[1], supprimer le second tour de l’élection présidentielle[2], coupler les élections législatives et présidentielles[3], ou encore rétablir la possibilité d’être président à vie[4] ? Le juge constitutionnel est-il contraint d’avaliser des révisions rejetées par l’opposition, comme le Conseil Constitutionnel du Burkina Faso en 2005 ? Ces interrogations sont au cœur de l’actualité constitutionnelle africaine, une actualité largement méconnue et passablement déformée.
Tandong Mbappé   [Limbé] 28/03/2008 - 19:56
Certains opposants à la modification de l'article 6 alinéa 2 affirment qu'il faut absolument consulter le peuple par référendum pour modifier cette disposition de la Constitution. Pour ceux-là, parce que le RDPC dispose d'une « majorité écrasante », pour reprendre leur terminologie, à l'Assemblée nationale, celle-ci doit être exclue du processus de révision constitutionnelle.
Mbala Claude   [Cameroun] 25/03/2008 - 10:28
La Constitution du Cameroun est la loi suprême de la République du Cameroun. Le document se compose d'un préambule et de 13 parties, chacune divisée en articles. La Constitution définit les droits garantis aux citoyens camerounais, les symboles et les institutions officielles du pays, la structure et les fonctions du gouvernement, la procédure par laquelle la Constitution ne peut être modifiée, et le processus par lequel les dispositions de la Constitution doivent être mises en œuvre .
Anomyme   25/03/2008 - 10:17
La Constitution du Cameroun est la loi suprême de la République du Cameroun. Le document se compose d'un préambule et de 13 parties, chacune divisée en articles. La Constitution définit les droits garantis aux citoyens camerounais, les symboles et les institutions officielles du pays, la structure et les fonctions du gouvernement, la procédure par laquelle la Constitution ne peut être modifiée, et le processus par lequel les dispositions de la Constitution doivent être mises en œuvre .
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