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Yaoundé, 10 September 2010
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Pr. Mathias Eric OWONA NGUINI
Pr. Mathias Eric OWONA NGUINI
Socio-Politiste, Enseignant de l'Université de Yaoundé II à Soa, Chercheur à la Fondation Paul Ango Ela.
Politologue
Révision constitutionnelle: La stratégie du RDPC dévoilée
05/12/2007 [9 Comments]
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Source: Pr. Mathias E. Owona Nguini (La Nouvelle Expression)
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Manège présidentialiste

La manœuvre gouvernante de revalorisation du manège présidentialiste permet au président Paul Biya de se faire signer (à nouveau) un chèque en blanc par les baronnies et seigneuries gouvernantes du Renouveau. Ce faisant, les oligarques et hiérarques gouvernants ne savent pas que, ou feignent à tout le moins de ne pas savoir que cette manœuvre, présentée comme devant déboucher sur la garantie de la longévité gouvernante déjà marquée du président Paul Biya (25 ans à la magistrature suprême, entre novembre 1982 et novembre 2007), peut aussi donner carte blanche au prince présidentiel pour piloter un schéma de succession présidentielle maîtrisée et régulée, en parrainant un dauphin institutionnel et politique. Le manège présidentialiste qu’on essaie de relancer à l’heure actuelle n’exclut pas que le dauphinat (sous la forme de la vice-présidence ou de la primature) posé en présidence de relais apparaisse comme un cavalier politique dans la démarche de révision de l’article 6.2 de la constitution. Les barons gouvernants qui acceptent, volontairement ou nécessairement, de se poser à nouveau comme barons présidentialistes fidèles à la longévité gouvernante suprême de Paul Biya, jouent un jeu politique dans lequel le prince président leur offre, en contrepartie, de les reconduire dans l’exercice patrimonial des charges gouvernantes. Le jeu gouvernant affichant une démarche de mobilisation destinée à créer les conditions juridiques et politiques d’une réélection de Paul Biya à la présidence de la République, n’en comporte pas moins des contraintes pour nombre de barons et de baronnies du Renouveau toujours intéressés, en dépit de leur conformisme présidentialiste (hypocrite, politique en faveur du manège et du cortège acclamant le retour triomphal de l’hyper présidence, ces acteurs et opérateurs ne s’intéressent pas aux revers de l’actuelle agitation présidentialiste.

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Comments
Bertin   [obala] 29/03/2008 - 13:04
Le leader présidentiel et présidentialiste, qui s’impose aux barons gouvernants comme prince central inamovible et qui leur concède d’accentuer leurs manœuvres prédatrices pour faire main basse sur l’Etat afin de soigner de manière compensatrice leurs prétentions présidentielles frustrées et lésées, est lui-même pris dans la dynamique sclérosante sous-développante et inhibante du pouvoir perpétuel. Comme ses grands, moyens et petits barons gouvernants, le prince central est volontairement ou involontairement saisi par la mécanique d’indiscipline, d’indécence et d’indélicatesse d’une gouvernance étatique cannibalisant ses atouts et démultipliant ses travers ; une gouvernance hégémonique désaxée parce que balançant entre houphouêtisation finissante, mobilisation rampante et bourguibisation menaçante.
Wandji Maturin   [Cameroun - Yaoundé] 28/03/2008 - 19:57
C’est en constitutionnaliste, sans parti pris, que je voudrais, avec vous, apporter des éléments de réponse à cette question d’actualité aussi centrale que délicate. La réflexion s’inscrit dans un contexte singulier en Afrique, celui d’une d’un néo-constitutionnalisme libéral qui tend à succomber sous les coups de révisions régressives, parfois initiées peu après la promulgation de la Constitution, comme en République Démocratique du Congo à l'automne 2007. Un chef de l’Etat peut-il impunément faire changer par une représentation nationale complice l’œuvre du constituant des années 1990 et 2000 ? Des révisions sur-mesure peuvent-elles venir - ouvertement ou subrepticement - défaire sans limite la Constitution originelle, pour créer un sénat d’inspiration bonapartiste[1], supprimer le second tour de l’élection présidentielle[2], coupler les élections législatives et présidentielles[3], ou encore rétablir la possibilité d’être président à vie[4] ? Le juge constitutionnel est-il contraint d’avaliser des révisions rejetées par l’opposition, comme le Conseil Constitutionnel du Burkina Faso en 2005 ? Ces interrogations sont au cœur de l’actualité constitutionnelle africaine, une actualité largement méconnue et passablement déformée.
Tandong Mbappé   [Limbé] 28/03/2008 - 19:56
Certains opposants à la modification de l'article 6 alinéa 2 affirment qu'il faut absolument consulter le peuple par référendum pour modifier cette disposition de la Constitution. Pour ceux-là, parce que le RDPC dispose d'une « majorité écrasante », pour reprendre leur terminologie, à l'Assemblée nationale, celle-ci doit être exclue du processus de révision constitutionnelle.
Mbala Claude   [Cameroun] 25/03/2008 - 10:28
La Constitution du Cameroun est la loi suprême de la République du Cameroun. Le document se compose d'un préambule et de 13 parties, chacune divisée en articles. La Constitution définit les droits garantis aux citoyens camerounais, les symboles et les institutions officielles du pays, la structure et les fonctions du gouvernement, la procédure par laquelle la Constitution ne peut être modifiée, et le processus par lequel les dispositions de la Constitution doivent être mises en œuvre .
Anomyme   25/03/2008 - 10:17
La Constitution du Cameroun est la loi suprême de la République du Cameroun. Le document se compose d'un préambule et de 13 parties, chacune divisée en articles. La Constitution définit les droits garantis aux citoyens camerounais, les symboles et les institutions officielles du pays, la structure et les fonctions du gouvernement, la procédure par laquelle la Constitution ne peut être modifiée, et le processus par lequel les dispositions de la Constitution doivent être mises en œuvre .
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