
Ça y est ! le 3 décembre 2007, l’administration centrale et principale du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (Rdpc), parti présidentiel et gouvernemental posé en parti d’Etat, a endossé officiellement les manœuvres politiques gouvernantes visant à modifier la constitution en vue de faire sauter le verrou anti-autocratique de la limitation des mandats présidentiels, verrou chargé de bloquer toute démarche despotique de gouvernement perpétuel. En avalisant les menées et visées de pouvoir des oligarques et hiérarchiques du régime déployés dans cette campagne gouvernante d’apologie politique et institutionnelle pour le pouvoir perpétuel, le Rdpc a bien montré qu’il était une machine politique unanimiste et oligopoliste tournée vers la neutralisation absolutiste de toute possibilité démocratique d’alternance à la tête de l’Etat.
Le secrétariat général du comité central a, par un communiqué politique opportunément publié, ainsi apposé la signature politique de l’Etat major central du Rdpc, signature venant authentifier les actes et textes opérés par l’encadrement supérieur et intermédiaire du parti d’Etat (hiérarques parlementaires, membres du gouvernement et assimilés, anciens directeurs généraux d’entreprises publiques, hommes d’affaires et autres entrepreneurs organiques). Ce faisant, l’appareil politique de parti qu’est le Rdpc a manifesté sa position centrale dans le façonnement du cérémonial politique théâtrocratique des motions de soutien en faveur du président Paul Biya et des appels à la modification de la constitution pour permettre au chef du régime de se présenter à nouveau comme candidat lors d’une élection présidentielle en 2011 ou avant, dès 2008 ou 2009. La véritable expression de transe collective qu’a été cette campagne mimétique de restauration gouvernante d’une présidence impériale posée en présidence perpétuelle et personnelle, a bien été dramatiquement et liturgiquement coordonnée par les grands barons du parti gouvernant posés en grands prêtres officiant dans le cadre de véritables rites et cultes de possession des élites gouvernantes par les fétiches du présidentialisme éternitaire et ce fétichisme de l’hyper-présidence immunitaire.





















